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  • MEXIQUE. La politique génocidaire dans le conflit armé au Chiapas. Reconstitution des faits, preuves, délits,témoignages.

  • EUROPOL CLASSE LES ANARCHISTES PARMI LES " TERRORISTES " AU COTES DE AL QAEDA.

  • LES OCCUPANTES DU SQUATT FEMINISTE "LA COURDEMONE" EXPULSEES.




  • MEXIQUE. La politique génocidaire dans le conflit armé au Chiapas. Reconstitution des faits, preuves, délits,témoignages. [retour]

    Il y a 7 ans le massacre de 49 indigènes tsotsiles du village d’Acteal était perpétré par des paramilitaires
    au Chiapas (cf. Dial 2195 et 2268). Cet événement d’une particulière sauvagerie eut un énorme retentissement.
    Malgré les pressions considérables d’organismes défenseurs des droits humains, la justice n’a toujours
    pas fait son travail de façon satisfaisante. Aujourd’hui, le Chiapas est toujours militarisé et la présence
    des groupes paramilitaires est toujours effective. Le Centre des droits humains Fray Bartolomé de Las Casas,
    domicilié à San Cristobal de Las Casas, Chiapas, vient de publier un rapport : La politique génocidaire dans
    le conflit armé au Chiapas, dont nous publions ci-dessous le résumé officiel. Le texte du rapport peut être
    consulté sur le site : http://www.laneta.apc.org/cdhbcasas/

    Le 22 décembre 1997, il y a 7 ans, au village d’Acteal, proche de San Pedro Chenalho, furent massacrés
    49 indigènes tsotsiles qui s’étaient rassemblés dans une chapelle, après 3 jours de jeûne et de prières
    pour la paix. 19 femmes, 8 hommes, 14 fillettes, 4 garçons et 4 bébés dans le ventre de leurs mères furent
    brutalement assassinés, ainsi que 25 personnes blessées par un groupe d’hommes portant des armes de gros
    calibres à balles "explosives" utilisées exclusivement par l’armée mexicaine.

    L’attaque a duré plus de 7 heures, sans que les policiers de la sécurité publique en poste à 200 mètres
    à peine ne leur viennent en aide, bien que le Centre de droits humains Fray Bartolomé de Las Casas ait
    averti le Secrétariat du gouvernement de l’Etat du Chiapas sur ce qui se passait en ce jour du 22 décembre.

    Le Centre des droits humains a fait un suivi depuis février 1994 de la situation de violence. Le solde des
    actions paramilitaires à Chenalho ce 22 décembre 1997 fut de 6 332 personnes déplacées, avec perte de leurs
    biens et incendie de leurs maisons, 62 morts de manière violente et 42 blessés, sans compter les personnes
    détenues et torturées par ce même groupe. Le groupe responsable de toutes ces actions était affilié au PRI
    [Parti révolutionnaire institutionnel], agissait avec un armement utilisé exclusivement par l’armée, des
    uniformes en provenance de l’armée ou de la sécurité publique, sous leur protection, et soutenu par la
    présidence municipale de San Pedro Chenalho. De manière similaire dans la région Ch’ol, Zone Nord de l’Etat,
    entre 1995 et 2000 le groupe paramilitaire Paix et Justice a harcelé la population avec l’appui de l’armée
    et de la sécurité publique. Le bilan plus de 3 000 personnes déplacées et des dizaines de personnes disparues
    et exécutées parmi lesquelles 122 ont été identifiées (85 personnes exécutées et 37 disparues) par le Centre
    de droits humains.

    Cette brutale offensive contre la population civile, en totalité indigène, s’est inscrite dans un contexte
    de guerre irrégulière préparée par le Secrétaire de la défense nationale, conçue par le général de division
    Miguel Angel Godinez Bravo, ordonnée par le président d’alors, Ernesto Zedillo, le 9 février 1995 et exécutée
    par le général de division Mario Renan Castillo. Dans ce contexte les actions paramilitaires furent et ont
    continué d’être, de manière latente, la stratégie clé du plan de campagne de l’armée au Chiapas, pour
    "priver d’eau le poisson" (1).

    Les preuves nous ont démontré de manière claire et accablante la stratégie de harcèlement de la population
    civile, où divers groupes paramilitaires liés aux autorités municipales, étatiques et fédérales en incluant
    l’armée mexicaine, ont été l’instrument avec lequel on a essayé d’en finir avec ce que l’armée appelait dans
    son plan de campagne "l’organisation de masse" (2).

    Une lecture des événements de ces deux zones, faite à partir des documents de la SEDENA [Secrétariat de la
    défense nationale] et, de manière récente, à partir des témoignages d’un commandant de Paix et Justice (3),
    qui confirme les liens entre ces différents groupes, avec l’armée et les gouvernements fédéral et local,
    sont des preuves évidentes de la mise en oeuvre d’une politique d’Etat génocidaire et de lèse-humanité.

    En accord avec la définition de délits de lèse-humanité du tribunal de Nuremberg, le président Ernesto Zedillo
    (1994-2000), le général Enrique Cervantes Aguirre (secrétaire de la défense nationale de 1994 à 2000) et
    le général Mario Renan Castillo (commandant de la VII° région militaire de 1995 à 1997) sont au premier chef
    responsables d’avoir commis des attaques généralisées et systématiques contre la population civile . Celles-ci
    consistent en des assassinats, des déplacements forcés de population (dans la zone haute et nord ont été
    déplacées approximativement 10 000 personnes sur un total de 12 000 dans l’Etat du Chiapas), des privations
    graves de liberté physique, des actes de torture, la persécution d’une collectivité dont l’identité propre
    est fondée sur des motifs politiques (en opposition au PRI), ethniques (toutes les victimes sont des autochtones)
    et religieux (membres actifs du diocèse de San Cristobal de Las Casas), en plus des disparitions forcées de
    personnes, par le biais de la création, du financement, de l’entraînement et de la complicité de groupes
    paramilitaires. L’Etat mexicain a violé le droit à la vie, à l’intégrité physique, à la liberté personnelle,
    à l’honneur et à la dignité, aux droits des enfants, au droit de propriété, au droit de circulation et de
    résidence, ainsi qu’au droit à la justice.

    Ni l’administration "zedilliste" ni celle de Fox n’ont entrepris de véritables enquêtes sur ces agissements.
    Le peu de cas objets de procédure sont des procès pour responsabilités individuelles, y compris le massacre
    d’Acteal. On a omis d’enquêter sur les hauts fonctionnaires des gouvernements fédéral et local, et
    particulièrement sur l’armée.

    Le procureur a essayé de tromper l’opinion publique sur les véritables motifs, en arguant qu’il s’agissait
    d’un problème religieux, intracommunautaire et même d’us et coutumes. Pour cela, ils ont utilisé les lacunes
    de la loi comme stratégie pour occulter la vérité. Nous devons nous rappeler que ce fut le général Macedo de
    la Concha en sa qualité de procureur général de la République, qui, en 2001 supprima l’Unité spéciale
    d’enquête sur les supposés groupes civils armés de la PGR [Procuraduria General de la Republica, correspondant
    au ministère public de la République].

    Le conflit n’est toujours pas terminé, le territoire indigène du Chiapas est toujours militarisé, la présence
    des groupes paramilitaires persiste, et les conditions politiques pour leur reconstitution se renforcent
    dangereusement.

    Pour le Centre des droits humains Fray Bartolomé de Las Casas, la justice ne doit pas se faire attendre
    parce que c’est précisément l’impunité qui a fomenté ce cercle de mort contre les peuples indigènes du Chiapas.

    Le Centre des droits humains Fray Bartolomé de Las Casas exige de l’Etat mexicain :

    1 — Que les responsables intellectuels et matériels des délits de lèse-humanité dirigés contre la
    population civile soient sanctionnés, en accord avec les statuts du tribunal de Nuremberg ;
    2 — Que les groupes paramilitaires soient désarmés et dissous ;
    3 — Que le territoire du Chiapas soit démilitarisé ;
    4 — Que les victimes des déplacements forcés, des assassinats, des disparitions et de la torture soient
    dédommagées.

    Notes :
    (1) Voir "Plan de campagne du Chiapas 94", reproduit dans la revue Proceso n°1105, 4 janvier 1998.
    Article de Carlos Marin "Plan de l’armée au Chiapas, depuis 1994 : créer des bandes paramilitaires,
    déplacer la population, détruire les bases d’appui de I’EZLN..."
    (2) " Plan de campagne Chiapas 94". " L' organisation de masse" au nombre de 200 000 personnes,
    le quart de la population indigène de l’Etat du Chiapas.
    (3) Récemment nous avons obtenu des informations d’un commandant de Paix et Justice qui corroborent
    les témoignages des victimes et des témoins et la documentation de notre Centre de droits humains.

    DIAL n° 2788, du 1 au 15 mars 2005
    Traduction Dial. En cas de reproduction, mentionner la source Dial.
    DIAL Diffusion de l’information sur l’Amérique latine, 38, rue du Doyenné,
    69005 Lyon

    Site : http://www.dial-infos.org



  • EUROPOL CLASSE LES ANARCHISTES PARMI LES " TERRORISTES " AU COTES DE AL QAEDA. [retour]

    Europol a publié un rapport sur la " situation et les tendances des activités terroristes dans l'Union Européenne ". Comme il pouvait être attendu, le rapport concerne l'ETA en Espagne, la Real IRA en Irlande du Nord, le FLNC en Corse et l' " extrémisme terroriste Islamique " (dont Al Qaeda). 

    Mais …

    Une nouvelle catégorie ajoutée en 2001 est l' " éco-terrorisme " dont le rapport ne donne aucun exemple. La rapport se contente de signaler : " Les environnementalistes radicaux et les mouvements de défense des droits des animaux ont maintenu une campagne limitée. Cependant, les dommages matériels qu'ils ont causés ont été considérables ".
    Aucune définition de l'éco-terrorisme " n'est donnée ni prévue dans l'extension proposée du rôle d'Europol (voir l'article : Les activités et le développement d'Europol). Il est donc difficile de voir la distinction entre une activité criminelle et une activité "  terroriste ". 

    Mais encore...

    Une autre nouvelle catégorie encore plus problématique est celle de " terrorisme anarchiste ". En Février 2001 un séminaire de Europol sur le contre-terrorisme à Madrid a accepté la proposition de l'Espagne, du Portugal , de la Grèce et de l'Italie de mettre en place une équipe d'investigation sur le " terrorisme anarchiste ". Il apparaît qu'après les manifestations contre le G8 à Gênes en Juillet 2001, Europol ait monté un dossier sur le " terrorisme anarchiste " qui a alimenté ce rapport. Interviewé par un journal Allemand en Août, Jungen Storbeck, le Directeur de Europol, a dit que le " Black Block " des anarchistes pourrait être vu comme " terroriste ou pré-terroriste ".

    L'analyse suivante examine les questions soulevées par l'inclusion d'un " terrorisme anarchiste " qui repose presque exclusivement sur des exemples d'Italie et la tentative en Espagne d'étendre la notion de terrorisme à des groupes politiques légitimes. 

    QUE PENSER DE CES " EXEMPLES " ITALIENS SUR LESQUELS S'APPUIE CE RAPPORT ?
    (Synthèse personnelle de l'Analyse de Statewatch)

    Le rapport repose sur des soupçons, ainsi que sur des enquêtes où les militants de gauche inculpés ont été blanchis.
    En particulier plusieurs plaintes déposées en Italie contre des anarchistes et militants de gauche (dont celles dans le cadre des incidents qui ont opposés des manifestants à la police Italienne lors des manifestations contre le G8 en Juillet 2001). Pourtant ces investigations ne sont pas encore résolues et reposent à l'heure actuelle sur de simples soupçons.
    Deux petites explosions ont eu lieu en Juillet et Août 2001 en Italie, mais les suspects anarchistes inculpés ont été blanchis. Dans un cas, l'enquête a mené à l'inculpation de militants d'extrême droite et dans l'autre à une piste mafieuse.
    La triste histoire Italienne des prétendus " terroristes anarchistes "
    Il faut noter que lors des " années de plomb ", de très nombreux anarchistes ou " gauchistes " ont été inculpés pour des attaques terroristes, et ont été blanchis. Les procès ont montré que ces attentats avaient été organisés par des militants d'extrême droite, dont Ordine Novo, un groupe néo-fasciste avec des liens reconnus avec les services secrets Italiens et Américains (explosion d'une bombe en 1969 dans la Banca dell'agricoltura de milan faisant 16 morts ; explosion à l'extérieur du commissariat de Milan en 1973). Une autre enquête liée à deux explosions en 1998 et 1999 a conduit à la condamnation d'un membre des services secrets italiens pour possession d'explosifs. Europol " oublie " de véritables terroristes Italiens d'extrême droite :
    Suite à la tentative d'attentat à l'explosif contre les locaux du journal communiste " Il manifesto " en décembre 2000 (l'auteur s'étant blessé lui-même dans sa tentative criminelle), un militant d'extrême droite lié à Roberto Fiore, leader de Forza Nuova, a été arrêté et inculpé à 12 ans de prison. Récemment, un musée de la Résistance a aussi été attaqué à l'explosif. Aucun de ces actes de terrorisme d'extrême-droite n'est mentionné par le rapport d'Europol.

    EXTENTION DE LA DEFINITION DU " TERRORISME " EN ESPAGNE
    (Synthèse personnelle de l'Analyse de Statewatch)
    En 2000, le gouvernement Espagnol a durci sa législation anti-terroriste. Il a aussi voulu inclure le parti politique Batasuna dans la liste Européenne des organisations terroristes.
    Selon la nouvelle définition Espagnole, des délits d'ordre public sont classées parmi les infractions " terroristes " si elles ont un but politique. L'incitation et l'approbation de tels délits ou de leur auteur sont aussi considérés comme " terroristes ".
    Ainsi, tout délit motivé par la cause de l'Indépendance Basque pourrait être considéré comme terroriste. Si un groupe s'oppose à la police anti-terroriste Espagnole, (sur le plan des droits de l'homme ou dans d'autres domaines), il devient un groupe qui abuse de son statut légal pour " soutenir " les terroristes.
    Avec une définition aussi vaste, on comprend mieux comment l'Espagne voit des terroristes partout ! Si ce critère était adopté au niveau Européen, il pourrait mener à la qualification de " terroristes " de tous les activistes de l'Union Européenne.

    Commentaire de l'Editeur de Statewatch :
    " L'exclusion des attentats à l'explosif perpétrés par les militants d'extrême-droite en Italie (sans compter les attaques sur les migrants par des racistes dans de nombreux pays de l'UE) suggère que l'inclusion d'un " terrorisme anarchiste " et d'un " éco-terrorisme " dans ce rapport sur la situation de l'Europe a pour but de criminaliser la gauche radicale et d'élargir la notion de " terrorisme ". 

    NOUVEAU RISQUE D'EXTENSION DE LA NOTION DE " TERRORISME "  AU NIVEAU EUROPEEN.
    L'actuelle présidence Espagnole de l'Union Européenne a présenté récemment une ébauche de décision du Conseil de l'Europe. Cette décision est inspirée de la nouvelle conception Espagnole du " terrorisme " décrite ci-dessus. Elle est destinée, entre autre, à échanger des " informations " sur les " extrémistes politiques violents ". Selon Statewatch, cette proposition pourrait associer tout manifestant à un terroriste potentiel.



    Pour plus d'informations :

    Le rapport d'Europol sur le " terrorisme " dans l'UE :
    http://www.statewatch.org/news/2002/feb/ter05759.pdf

    Analyse de statewatch : Anarchists to be targeted as " terrorists "
    alongside Al Qaeda : http://www.statewatch.org/news/2002/feb/10anarch.htm

    La proposition de la présidence Espagnole de l'UE : http://www.statewatch.org/news/2002/feb/ter05759.pdf

    L'analyse de Statewatch : EU Presidency presents draft Council Decision
    to target protestors as " terrorists " : http://www.statewatch.org/news/2002/feb/07protest2.htm



  • LES OCCUPANTES DU SQUATT FEMINISTE "LA COURDEMONE" EXPULSEES. [retour]

    Le "nettoyage de printemps" des squats dijonnais en cette fin de trêve d'hiver a commencé ce matin, avec l'expulsion du squat féministe La Courdémone, situé 15, cours du Parc. Refusant l'expulsion, les occupantes sont parvenues à résister pendant près de 3 heures, avant d'être finalement évacuées. Voici un petit résumé des événements :

    Vers 06h00, les flics sont arrivés en nombre (7 voitures, 3 vans), en affichant leur diversité : brigade canine pour tenir la rue, flics casqués avec matraques, lacrymos et pieds de biche pour lancer l'offensive, RG & flics cinéastes à l'affut du moindre mouvement, et un certain nombre de pions supplémentaires pour garantir le "bon déroulement" de l'opération. Accompagnés d'un camion de déménagement, ils ont vite été rejoints par un convoi de parpaings et de ciment. Saluons au passage les sociétés POLI et SDAT pour leur aimable participation (la SDAT étant une entreprise de réinsertion de précaires par le travail, le cynisme est à son comble).

    Les flics ont d'abord enfoncé le portail donnant sur le jardin entourant la maison. Ils se sont ensuite frottés aux nombreuses barricades bloquant les différentes issues, parvenant malgré tout à pénétrer dans le lieu, après quinze minutes d'acharnement sur la porte de derrière.

    Très vite, des soutiens sont arrivés avec banderoles, casseroles, pancartes, pétards et fumigènes, obligeant les flics à improviser un "cordon de sécurité". Pendant plusieurs heures, ce groupe d'une vingtaine de personnes a fait face à la police en criant des slogans, en interpelant les passant-e-s et en brandissant des banderoles sur le boulevard. Rejoint à divers moments par des badeaux et personnes curieuses, il a bruyamment affiché son hostilité à la police, aux huissiers et aux propriétaires. A noter qu'un sympathisant a été arrêté, mais vite relâché.

    Dès le début de l'opération policière, les trois occupantes sont montées sur le toit et en ont ensuite condamné l'accès. Désemparés, les flics ont alors tenté de négocier leur descente, pour ensuite pratiquer le chantage (confiscation des clefs des véhicules, rendues contre la reddition des occupantes). Pendant ce temps, d'autres se sont employés à vider la maison de son contenu sur le trottoir. Après presque 3 heures d'attente, le gros des troupes est ressorti de la maison, cédant la place à un camion de pompier, piloté par un individu hilare et fortement coopératif. Les occupantes ont alors été pêchées une à une, puis relâchées, et ont finalement pu récupérer leurs affaires, pendant que le rassemblement de soutien se dispersait...

    Au final, 3 heures et demie de résistance visible, ce qui a du largement embarasser une préfecture qui ne souhaitait manifestement pas de déploiement de force massif dans les allées les plus bourgeoises de la région. Quoi qu'il en soit, les squatteureuses ne baissent pas les bras, entendent réoccuper et ne pas laisser les autres lieux en péril se faire expulser sans réagir.

    Rappel : la Courdémone a été ouverte en septembre 2000 et s'est attachée depuis lors à développer une vie collective entre femmes ainsi que diverses activités publiques : bourse aux vêtements gratuite, bibliothèque féministe et alternative, fêtes entre femmes, débats (en non-mixité ou pas), expos, etc.

    En cette période de fin de trêve d'hiver, d'autres squats demeurent menaçés d'expulsion : la Boudronnée, lieu d'habitation ouvert le 15 mars 2001, et le Pamplemousse, dont l'expulsion, bien qu'illégale, semble imminente, tant la nécessité de mettre un terme aux occupations de lieu abandonnés se fait sentir.




     
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